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Penser stratège

Penser comme un stratège, pas comme un acheteur de produits

La plupart des gens m'arrivent avec une question qui ressemble à : « C'est quoi le bon produit pour moi ? » Quelle assurance, quel placement, quel compte.

C'est une question normale. On nous a habitués à magasiner nos finances comme on magasine un cellulaire : on compare des options, on cherche le meilleur deal. Sauf qu'en finances, partir du produit, c'est partir par la fin.

Un bon plan ne commence jamais par un produit. Il commence par trois questions. Et une fois que vous y avez répondu, le produit devient presque évident.

Question 1 : qu'est-ce que je veux protéger ?

Avant de parler de quoi que ce soit, il faut savoir ce qui compte vraiment pour vous. Votre revenu ? Votre famille ? Votre entreprise ? Votre capacité à atteindre la retraite que vous imaginez ?

Ces réponses ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Un entrepreneur incorporé qui a des employés et des liquidités dans sa compagnie ne protège pas la même chose qu'un salarié avec deux enfants et une hypothèque. Le couple sans dettes qui prépare un premier achat n'a pas les mêmes priorités que celui qui approche la cinquantaine.

Tant qu'on n'a pas nommé ce que vous voulez protéger, n'importe quel produit n'est qu'une réponse à une question que personne n'a posée.

Question 2 : qu'est-ce qui arrive si rien ne change ?

C'est la question que les gens évitent, et c'est probablement la plus importante.

Si vous ne faites rien, si vous laissez la situation telle quelle, à quoi ça ressemble dans cinq ans ? Dans dix ? Qu'est-ce qui se passe pour votre famille si un revenu disparaît demain ? Qu'est-ce qui arrive à votre entreprise si vous tombez malade pendant six mois ?

Le but, ce n'est pas de vous stresser. C'est de rendre visible un risque qui, en ce moment, est invisible. La plupart du temps, le danger n'est pas dramatique : c'est un angle mort tranquille qui coûte cher seulement le jour où il se réveille.

Quand vous voyez clairement ce qui arrive « si rien ne change », vous savez enfin sur quoi concentrer votre énergie. Et souvent, ce n'est pas là où vous pensiez.

Question 3 : quelle est la première étape la plus simple ?

Une fois que vous savez ce que vous protégez et ce que vous risquez, la dernière question est libératrice : quelle est la prochaine action, la plus simple possible, pour réduire le risque le plus important ?

Pas le plan parfait. Pas les douze décisions à prendre cette année. La première marche.

Parce que le piège, avec les finances, c'est la paralysie. Tout semble compliqué, tout semble urgent, alors on ne fait rien. Or un bon stratège ne cherche pas à tout régler d'un coup. Il identifie le maillon faible, le renforce, puis passe au suivant. Une étape à la fois, dans le bon ordre.

C'est beaucoup moins intimidant que ça en a l'air. Et c'est pas mal plus efficace que d'acheter un produit parce que quelqu'un vous l'a vendu.

Et le produit, dans tout ça ?

Le produit, c'est la dernière étape, jamais la première.

Une assurance, un REER, un CELI, une stratégie de placement : ce sont des outils. Un bon outil, mal choisi, ne sert à rien. Le même outil, choisi parce qu'il répond précisément à ce que vous voulez protéger et au risque que vous voulez réduire, devient puissant.

C'est pour ça que je ne commence jamais par vous présenter un catalogue. On part de votre réalité, pas d'un produit qui cherche un acheteur. Des outils, pas des recettes magiques.

Par où commencer

Vous n'avez pas besoin de moi pour faire le premier pas. Prenez quinze minutes, un café, et répondez aux trois questions par écrit.

Qu'est-ce que je veux protéger ? Qu'est-ce qui arrive si rien ne change ? Quelle est la première étape la plus simple pour réduire mon plus gros risque ?

Vous allez être surpris de voir à quel point vos priorités deviennent claires juste en écrivant ça. Vous allez peut-être réaliser que votre vrai enjeu n'est pas celui pour lequel vous pensiez avoir besoin d'un produit.

Et quand vous voudrez transformer ces réponses en un plan concret, dans le bon ordre, c'est exactement le travail qu'on fait ensemble. Pas de vente sous pression. Une stratégie bâtie à partir de vous.

Vous voulez qu'on regarde vos trois réponses et qu'on identifie votre première étape ensemble ? Une consultation sans engagement, c'est un bon point de départ.

Information générale à des fins éducatives, pas un conseil personnalisé. Chaque situation est unique; on regarde la vôtre ensemble.

— Guillaume Payant, conseiller en sécurité financière

Vous voulez vérifier ce que ça donne dans votre situation ? On le regarde ensemble. Planifier un appel
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