Première année profitable : par où commencer | Guillaume Payant

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Première année vraiment profitable : par où commencer avant de décider quoi faire de l’argent

Votre entreprise vit sa première année vraiment profitable. Il reste de l’argent dans le compte à la fin du mois, puis à la fin du trimestre. C’est excitant. Et très souvent, la question qui suit est : « Qu’est-ce que je fais avec ça ? »

C’est normal de se la poser. Mais ce n’est pas la première question. La première, c’est : est-ce qu’une structure est en place pour accueillir cet argent ?

Sans structure, on réagit à la pièce : un achat en décembre pour « sauver de l’impôt », un remboursement de marge par réflexe, un retrait en salaire parce que c’est plus simple. Chacune de ces décisions peut se défendre. Prises dans le désordre, elles coûtent souvent plus cher que nécessaire.

Pourquoi la première année profitable est un moment charnière

C’est souvent l’année où plusieurs choses arrivent en même temps : une facture d’impôt plus importante que prévu, des acomptes provisionnels qui peuvent commencer à s’appliquer, une rémunération à redéfinir, et parfois les premières discussions sérieuses avec un associé sur ce qu’on fait des profits.

C’est aussi le moment où les habitudes se prennent. Ce que vous mettez en place cette année va probablement se répéter les suivantes. Autant que ce soit dans le bon ordre.

L’ordre dans lequel regarder les choses

Chaque situation est différente, mais voici l’ordre que je propose de suivre avant de décider quoi faire du surplus.

1. Mettre de côté ce qui ne vous appartient pas. Les impôts à venir de la société et les taxes perçues (TPS et TVQ) sont dans votre compte, mais ils ne sont pas à vous. Votre comptable peut vous dire combien isoler.

2. Donner de l’air à l’entreprise. Un fonds de roulement suffisant pour traverser un mois lent, un client qui paie en retard ou une dépense imprévue. C’est ce qui vous évite de dépendre de la marge de crédit au premier imprévu.

3. Clarifier votre rémunération. Combien vous retirez, et sous quelle forme. La question du salaire ou du dividende est une question fiscale : elle se règle avec votre comptable, selon vos besoins personnels et vos projets.

4. Protéger ce que vous venez de bâtir. Votre capacité de gagner un revenu, les frais fixes de l’entreprise si vous arrêtez, vos associés s’il y en a. Plus l’entreprise vaut quelque chose, plus il y a à protéger. Voir aussi qui paie les frais fixes si le propriétaire s’arrête.

5. Seulement ensuite, décider quoi faire du surplus. Réinvestir dans l’entreprise, rembourser une dette, garder des liquidités, épargner à long terme. Ces options se comparent beaucoup mieux une fois les quatre premières étapes réglées. J’en parle dans l’argent qui dort dans votre société et dans rembourser la dette ou garder des liquidités.

Première année profitable : les cinq étapes dans l’ordre, de la réserve pour l’impôt jusqu’à la décision sur le surplus.

Les réflexes qui coûtent cher

Acheter pour réduire l’impôt. Une dépense déductible reste une dépense. Si l’achat n’était pas nécessaire, l’économie d’impôt ne compense pas l’argent sorti.

Laisser l’argent dormir sans plan. Un compte d’opération qui grossit, ce n’est pas une stratégie. C’est une décision repoussée.

Tout retirer personnellement. Parfois justifié, parfois pas. Ça dépend de votre fiscalité et de vos besoins, d’où l’importance d’en parler avec votre comptable avant la fin de l’année.

Oublier les associés. Si vous êtes plusieurs, ce que fait la société avec ses profits se décide ensemble, et idéalement par écrit. Voir la convention entre actionnaires.

Qui fait quoi

Votre comptable ou fiscaliste s’occupe de la fiscalité : rémunération, acomptes, impôt de la société. Votre notaire ou avocat, de la structure juridique et de la convention entre actionnaires. Mon rôle, comme conseiller en sécurité financière, c’est de regarder le portrait d’ensemble avec vous : ce qui doit être protégé, dans quel ordre, et comment l’épargne s’organise autour de vos projets. Les meilleurs résultats viennent quand ces personnes se parlent.

Les questions à vous poser

Est-ce que je sais combien, dans mon compte d’entreprise, appartient déjà au fisc ?

Combien de mois mon entreprise pourrait-elle fonctionner sans revenu ?

Ma façon de me rémunérer a-t-elle été choisie, ou simplement héritée de mes débuts ?

Si je m’arrêtais demain, ce que je viens de bâtir serait-il protégé ?


Information générale à des fins éducatives, pas un conseil personnalisé. Chaque situation est unique; on regarde la vôtre ensemble.

Guillaume Payant, conseiller en sécurité financière

Première année profitable ? On remet les choses dans le bon ordre, en 30 minutes. Réserver Le point 30
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